Habitant le quartier de la Madeleine depuis près de 30 ans, Madame Duboisset a connu la construction de l’ancienne station d’épuration de la Madeleine. Aujourd’hui, elle fait partie des 7 membres constituant le « jury de nez » et nous apporte son témoignage.
Qu’est-ce que le « jury de nez », comment s’est-il mis en place ?
Lors de réunions publiques d’information qui ont eu lieu avant le début des travaux, il nous a été proposé, à nous, riverains, de constituer un groupe pour donner notre avis sur la qualité de l’air avant, pendant et après les travaux. Je me suis tout de suite portée volontaire.
En quoi consiste-t-il ?
En septembre dernier, des ingénieurs nous ont testés en nous faisant reconnaître des odeurs de 6 échantillons différents. Nous étions tous au même niveau et avons fait des erreurs, sauf un d’entre nous qui est sommelier : il a fait un sans faute ! Ensuite, lors d’une autre réunion, nous avons fait la visite de 12 points de contrôle déterminés par le bureau d’études ; des points culminants aux alentours des travaux et d’Albi. On nous a demandé de reconnaître les odeurs et de dire si elles étaient désagréables. C’est très subjectif et surtout, ça dépend beaucoup du vent. D’autres réunions sont prévues.
Qu’attendez-vous de ce jury ?
Tout d’abord, je tiens à saluer, de façon totalement apolitique, l’initiative de la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois car je trouve qu’elle prend des risques. Ensuite, j’espère apporter ma contribution afin d’aider les gens qui font ça et permettre aux ingénieurs d’apporter des améliorations.

