Infostep n°3 - La lettre d’information du chantier de la Madeleine
Archive pour la catégorie ‘Le projet’
1er trimestre 2010 : les dernières nouvelles du chantier
Dimanche 21 mars 201018 décembre 2009 : le chantier sous la neige!
Vendredi 18 décembre 2009
Ce bâtiment abritera en zone centrale les vestiaires, bureaux, laboratoire, salle de supervision, notamment. Les deux ailes technologiques, de chaque coté, accueilleront les effluents et les ouvrages de prétraitement, d'une part, le traitement des boues et la zone de désodorisation, d'autre part.

Vue du coté exploitation réservé notamment au fonctionnement avec accueil des matières extérieures (vidange de fosses, graisses, produits de curage de réseau). Bassin biologique de la file de traitement n°1 (deux files de traitement sont prévues sur cette station) assurant la dépollution carbonée, azotée et phosphatée.

Deux files de traitement comprenant chacune : 1 bassin d'aération et un clarificateur. Au centre : la zone de recirculation des boues en tête de files et le dégazage en sortie de bassins d'aération. En arrière-plan : la voie d'accès créée spécifiquement pour rejoindre la nouvelle station d'épuration.

Cette zone permettra le traitement par méthanisation des boues égouttées et des graisses par méthanisation, avec production de gaz méthane réutilisé par cogénération pour chauffer le digesteur et produire de l'électricité.
Jury de nez : les résultats
Lundi 14 décembre 2009L’idée de départ était de caractériser les odeurs sur des échantillons prélevés sur 16 sites, autour de la station d’épuration de la Madeleine (STEP), le 15 octobre 2008 et le 28 mai 2009. En automne et au printemps. L’autre idée était de faire intervenir un jury de nez composé de 4 experts et de 6 riverains qui ont qualifié et quantifié les odeurs prélevées dans des sacs de 50 l.
Les résultats de l’enquête olfactive ont été communiqués le vendredi 4 décembre 2009 sur le site de la nouvelle station d’épuration qui sera mise en eau en juin 2010. Les nez seront, bien sûr, sollicités quelques mois plus tard, vers le printemps 2011 pour une nouvelle série de mesures olfactométriques. Les nez sentiront vite si la nouvelle station ne dégage aucune odeur nauséabonde.
Les résultats ont été appréciés grâce à l’unité d’odeur européenne (OUe). Les nez ont relevé la présence d’odeurs autour de la station, du réseau d’égout et parfois du chantier en cours, dont l’intensité variait de forte à très forte et de désagréable à très désagréable au niveau du site et à 100 m.
De l’herbe coupée
Une fois établis les niveaux d’odeurs sur les deux journées, les spécialistes en ont déduit des mesures assez moyennes. De l’ordre de 30 à 50 OUe. Le niveau olfactif d’une herbe fraîchement coupée est également de 50 OUe. Il faut savoir qu’on peut arriver sur certains sites industriels à 10 000 OUe !
« Notre choix était d’impliquer les riverains dans le cadre de la construction de la nouvelle station afin de les associer à la maîtrise des nuisances environnementales (odeurs, bruit, circulation). Dans le futur nous allons limiter au maximum les impacts », explique Jean-Claude de Lapanouse.
Les odeurs des eaux usées et des boues seront confinées sous bâtiment et traitées dans les trois tours de désodorisation mises en place récemment.
Le jury de nez a même eu droit à une visite guidée de la future station. Histoire de bien s’imprégner des nouvelles technologies en matière d’environnement.
Vendredi 13 novembre 2009 : livraison des tours de désodorisation
Étape clé de l’équipement de la future station d’épuration de la Madeleine, l’arrivée les tours de désodorisation aura lieu le 13 novembre 2009 sur le chantier.
Des tours de désodorisation, à quoi ça sert ?
Ces tours constituent des éléments importants du projet de construction de cette station puisqu’elles sont destinées à traiter l’air vicié et à réduire ainsi au maximum les nuisances. À terme, l’efficacité de ces tours de désodorisation sera mesurée qualitativement par un jury de nez composé des habitants du quartier.
Des tours de désodorisation, comment ça fonctionne ?
Le bâtiment principal, entièrement fermé, confine l’ensemble des sources des mauvaises odeurs de la station d’épuration. Il est donc nécessaire de ventiler ces locaux et d’épurer l’air extrait avant de le rejeter à l’extérieur afin de protéger le personnel exploitant des risques d’exposition à des gaz toxiques.
La ventilation a pour but d’apporter de l’air frais, d’évacuer l’air vicié vers une unité de désodorisation et éventuellement de chauffer certains locaux.
La désodorisation se fait ensuite dans trois tours de lavage physico-chimique placées en série assurant ainsi un traitement complet et efficace de l’air qui peut ensuite être rejeté sans nuisance dans le milieu environnant.
Les tours de désodorisation, en détail
Une désodorisation par tours consiste en un traitement chimique de l’air avec 3 tours de lavage placées en série à l’intérieur lesquelles l’air est soumis à une solution lavante à contre-courant.
Tour n°1 : Lavage à l’acide sulfurique pour éliminer les produits azotés.
Tour n°2 : Lavage oxydant et basique à l’eau de javel et à la soude pour oxyder les produits soufrés, principalement l’hydrogène sulfuré.
Tour n°3 : Lavage oxydant et basique à l’eau de javel et à la soude pour oxyder les mercaptans et le résiduel d’H2S.
L’eau de lavage chargée de résidus est renvoyée en tête de station.
Albi. Dans les coulisses de la future station d’épuration. La Madeleine. Des collégiens en visite.
Jeudi 15 octobre 2009
Dans le cadre d’une opération nationale, la Fédération française des bâtiments a organisé une journée portes ouvertes sur des chantiers emblématiques pour faire découvrir des métiers.
En cours de construction, la nouvelle station de traitement des eaux usées de La Madeleine, maître d’ouvrage la C2A, a ouvert ses portes et ses coulisses.
PLUS GROS CHANTIER DU TARN
Par petits groupes d’Albi, de Graulhet, les collégiens ont découvert le plus gros chantier du Tarn qui multiplie les technologies nouvelles. Certitude réconfortante pour les riverains, les parties les plus maladorantes du processus du traitement sont fermées, la C2A a souhaité traiter l’ensemble des nuisances potentielles olfactives, sonores et visuelles. Système de désodorisation poussé, insonorisation des bâtiments, intégration paysagère du site.
Un bâtiment de 1 800 m2, les bassins extérieurs de traitement, deux d’aération, deux de clarification, donnent à cette nouvelle station, l’ancienne sera détruite, la capacité de recevoir les effluents de huit communes, quelque 90 000 personnes.
Parmi les visiteurs, 17 élèves de Balzac, 3e option découverte professionnelle, casqués de vert, ont subi un débriefing avant d’entamer le circuit de visite intérieur et extérieur, la présentation pédagogique des différentes étapes du traitement et des corps de métier du bâtiment, 100 personnes œuvrent sur cet énorme chantier du génie civil.
La nouvelle station de traitement des eaux usées de La Madeleine s’inscrit dans une démarche de développement durable. Les nuisances du chantier sont réduites, la réutilisation des matières premières limite la circulation des camions dans l’agglomération, tout a été pensé pour favoriser une éco-gestion de l’énergie, de l’eau et des déchets d’activité, la nouvelle station sera mise en eau en juin 2010.
STEP madeleine : un chantier qui compte
Vendredi 11 septembre 2009Depuis 2004, l’agglo restructure le système d’assainissement de son territoire : près de 9 M€ HT ont déjà été investis. A lui seul, le chantier de la nouvelle station d’épuration s’élève à plus de 18 M€ HT, concentrés sur 2007-2010. Une manne qui revient aux entreprises locales, comme le rappelle Jean-Claude de Lapanouse, délégué à l’assainissement : « Les titulaires du marché STEP viennent du Grand Sud : de Haute-Garonne avec OTV pour les équipements de traitement, SESO, EIFFAGE Construction pour le génie civil ou de Gironde avec EIFFAGE TP. Plus de 50% du montant total de l’opération sont attribués à leurs sous-traitants installés à Saint-Juéry, Albi ou Marssac par exemple, comme GIULIANI TP voirie - réseaux - terrassements, MARTY menuiseries extérieures, AMIEL pesage industriel, MIC bardage métallique, LAGREZE & LACROUX plomberie & sanitaire, MIELNIK carrelage, LACOMBE peinture) ou à Toulouse (SOULIE étanchéité toiture, CANCE charpente métallique, FORCLUM Sud Ouest électricité) et bien d’autres à venir ! Ce chantier, qui mobilise de 50 à 100 personnes par jour pendant 18 mois, a donc des retombées économiques locales très importantes. »
Vendredi 3 juillet 2009 : bétonnage de la coupole du digesteur
Lundi 6 juillet 2009Un ouvrage particulier : le digesteur
Le traitement des boues par digestion anaérobie permettra de stabiliser les boues, tout en récupérant un biogaz valorisable.
Le biogaz produit (65 % de CH4 et 30 % de CO2 (en volume)) est utilisé :
- En priorité, pour alimenter une chaudière afin de chauffer les boues entrant dans le digesteur, - la chaudière mise en œuvre est une chaudière biénergie. En cas de défaut de biogaz, elle peut être également alimentée au gaz de ville;
- Pour fournir de l’énergie électrique utilisable sur la STEP, avec les excédents.
Une torchère assure la sécurité du système. Elle permet de brûler l’intégralité du biogaz produit par les installations.
Procédé de traitement
La digestion anaérobie mésophile est un procédé biologique de stabilisation des boues à 35 °C. Elle se traduit par la réduction de matières organiques volatiles.
Elle vise les objectifs suivants :
1. stabiliser la boue, c’est-à-dire la transformer de telle sorte qu’elle devienne très lentement biodégradable. Cette stabilisation doit se traduire concrètement par l’absence de nuisances, entre autres olfactives, mais également par une destruction partielle de germes pathogènes,
2. réduire le volume de boues (après déshydratation) afin de limiter les coûts d’évacuation,
3. produire une boue de bonne qualité agronomique (rapport C/N favorable),
4. récupérer un biogaz valorisable si celui-ci n’est pas complètement utilisé pour le chauffage du digesteur.
Un temps de séjour minimum de 20 jours est nécessaire pour assurer une bonne stabilisation des boues.
Pour être performante une digestion doit permettre de réduire de façon significative la quantité de matières sèches contenue dans les boues, cette réduction s’accompagnant d’une forte production de biogaz. Il faut donc que les boues à traiter contiennent une grande partie de fraction biodégradable.
La filière de traitement des eaux proposée par l’entreprise titulaire du Marché a donc proposé différents aménagement pour valoriser ce traitement de digestion et indirectement optimiser au maximum la cogénération :
- - choix d’une déphosphatation mixte (biologique + physico-chimique). Par rapport à une déphosphatation physico-chimique pure le traitement retenu permet de réduire la part de boues physico-chimiques évitant ainsi d’avoir à surdimensionner l’ouvrage de digestion pour des boues sans intérêt pour ce traitement,
- - création d’un maillage sur le refoulement des matières de vidange pour pouvoir envoyer si besoin ces produits directement vers la digestion des boues.
- - création d’un maillage sur le refoulement des graisses externes et internes en amont de leur traitement biologique. Les graisses sont le produit “idéal” pour une digestion car leur teneur en matières volubiles est très importante. Dans une sensibilité de “développement durable”, il est préférable de dégrader ces graisses en produisant du biogaz donc de l’énergie plutôt que de dépenser de l’énergie pour les dégrader.
Stockage du biogaz
Le biogaz est stocké dans un gazomètre à membrane arrimé à une dalle béton et relié directement au digesteur. Une fois rempli, si l’utilisation de gaz est insuffisante, le surplus est brûlé dans un moteur à gaz pour produire de l’énergie électrique.
Ce volume permet de compenser les variations de besoins et de production de gaz, évitant ainsi le recours au gaz naturel.
Cogénération
L’utilisation du biogaz excédentaire pour chauffer les locaux d’exploitation ne présente d’intérêt qu’en période hivernale, période où également la production de biogaz est la plus faible.
Nous avons donc choisi de brûler le biogaz excédentaire dans un “moteur à gaz” afin de produire de l’énergie électrique.
Ce choix permet de valoriser le biogaz excédentaire sur les 12 mois de l’année. L’énergie électrique ainsi produite sera utilisée sur l’usine.
Principe de construction du digesteur
Le digesteur est un ouvrage particulier à la fois par sa fonction future et par ses dimensions (parois à plus de 16 mètres de haut et couverture en forme de coupole).
Pour sa couverture, les banches métalliques classiques sont abandonnées au profit des coffrages en bois souple, qui sont dits « coffrages perdus » car non réutilisés sur un autre ouvrage.

Une entreprise spécialisée
EIFFAGE TP a sous-traité la réalisation de cet ouvrage et de tous les ouvrages circulaires extérieurs à l’entreprise WOLF System (22 - Plancoët), qui intervient également dans la construction de bâtiments agricoles, d’habitat individuel et collectif ainsi que la réalisation de silos bétons.
Le chef de chantier, Peter DOMIC, vient de rejoindre les équipes déjà en place afin de réaliser la coupole du digesteur (ouvrage de 15m de diamètre et de 16,8m de haut.
Originalité de l’ouvrage de digestion
Tout d’abord il est fondé sur un radier en béton de 77 cm d’épaisseur et ensuite la forme même de la coupole supérieure implique la fabrication sur place d’un étaiement et d’un coffrage en bois (nécessaire au ferraillage puis au coulage du béton. Une fois le béton solidifié ce coffrage bois sera ensuite démonté de l’intérieur.
Le béton utilisé pour la coupole est plus ferme que celui coulé pour les parois de par la forme incurvée de la coupole.
Historique
Samedi 4 avril 2009
Créé sous la maîtrise d’ouvrage de la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois, cet équipement moderne saura à la fois:
-s’adapter à l’évolution de la population et de la réglementation récente (directive européenne sur les eaux usées et directive cadre sur l’eau, visant le bon état écologique des milieux aquatiques d’ici 2015),
- répondre aux attentes des riverains du centre ancien d’Albi en terme d’amélioration de leur cadre de vie, à travers une réduction maximale des nuisances olfactives, sonores et visuelles.
Les acteurs du chantier
Samedi 4 avril 2009Maître d’ouvrage :
Communauté d’Agglomération de l’Albigeois
Maître d’œuvre STEP:
Cabinet MERLIN (Lyon) – Cabinet ARRAGON (Toulouse)
Maître d’œuvre Voie d’accès :
CET INFRA (Albi)
Architecte :
Atelier R&C Architecture (Albi)
Entreprise « Equipements – Electricité »:
OTV France Ouest (L’Union)
Entreprises « Génie civil VRD » :
EIFFAGE TP (33)
SESO (Toulouse)
EIFFAGE Construction (Albi)
Bureau de contrôle:
BUREAU VERITAS (Lescure d’Albigeois)
Coordinateur Sécurité :
NORISKO (Toulouse)





