Excellence environnementale
Nouvelle station de traitement des eaux usées de la Madeleine : un environnement préservé
Soucieuse du respect de l’environnement et du bien-être de ses administrés, la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois a procédé à plusieurs mois d’études et de consultations avant le lancement des travaux de la nouvelle station de traitement des eaux usées de la Madeleine.
Alors que les travaux de construction ont débuté en octobre 2008, c’est bien en amont, dès 2005, que la Communauté d’Agglomération de l’Albigeois a procédé à de nombreuses études et consultations publiques en vue de la réalisation de la nouvelle station. Dès le départ, l’objectif était d’inscrire ce projet dans une dimension environnementale. Ainsi, la C2A souhaitait construire la station de demain en intégrant les attentes du public (diminution des nuisances olfactives et sonores) et un plus grand respect pour l’environnement.
Une eau plus propre, un environnement respecté
La nouvelle station sera en mesure de traiter la pollution azotée et phosphorée, comme le veut la réglementation en vigueur et la nouvelle loi sur l’eau visant le bon état écologique de nos rivières en 2015. Le Tarn, classé sensible en cette portion, sera ainsi préservé de l’eutrophisation (développement anarchique d’algues et de plancton consécutif à un apport de nitrates et de phosphore). Par ailleurs, le traitement de la pollution carbonée sera optimisé, car 7 communes supplémentaires seront raccordées à la nouvelle station.
Des équipements et techniques au service de l’environnement
La C2A a choisi de mettre en place pour la nouvelle station une filière de valorisation des boues pérenne. Basée sur la digestion par des procédés enzymatiques, elle présente de nombreux avantages : diminution du volume des boues de 25%, meilleure structuration des boues diminuant les nuisances olfactives, mais aussi production de biogaz (utilisé pour le chauffage des locaux et en cogénération d’électricité). En outre, la station sera équipée de panneaux solaires et les ressources hydrauliques seront préservées au maximum. L’eau épurée sera réutilisée dans le procès, mais aussi pour l’arrosage des espaces verts. À noter qu’un effort particulier a été fait pour l’intégration paysagère de la nouvelle station.
Le développement durable au cœur du projet
Aller le plus loin ans le sens du développement durable s’est traduit au cœur de la conception du projet de cette station par une démarche de Haute Qualité Environnementale, depuis les travaux de construction jusqu’à l’exploitation future du site.
La démarche HQE est le résultat de travaux réalisés par une association existant depuis 1996 et ayant débouché sur la définition de 14 cibles spécifiant les exigences environnementales particulières à satisfaire par un bâtiment durant toutes ses phases de vie. Bien qu’elle ne soit pas directement applicable aux constructions de stations d’épuration, son esprit a guidé la conception de la STEP de la Madeleine.
Ces 14 cibles sont listées dans le tableau ci-dessous :
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Cibles HQE |
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Cibles de maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur |
Cibles de création d’un environnement intérieur satisfaisant |
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| Cibles d’éco-construction |
Cibles de confort |
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| Cible 1 : Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat |
Cible 8 : Confort hygrométrique |
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| Cible 2 : Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction |
Cible 9 : Confort acoustique |
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Cible 3 : Chantier à faible nuisance |
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Cible 10 : Confort visuel |
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Cibles d’éco-gestion |
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Cible 11 : Confort olfactif |
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Cible 4 : Gestion de l’énergie |
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Cibles de santé |
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Cible 5 : Gestion de l’eau |
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Cible 12 : Qualité sanitaire des espaces |
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Cible 6 : Gestion des déchets d’activité |
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Cible 13: Qualité sanitaire de l’air |
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Cible 7 : Gestion de l’entretien et de la maintenance |
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Cible 14: Qualité sanitaire de l’eau |
Parmi les cibles phares :
-la cible 3 avec notamment la réalisation d’un voie d’accès spécifique au chantier, la réutilisation complète des matériaux extraits du site et la mise en place et suivi d’un schéma organisationnel de gestion des déchets du chantier (SOGED).
-la cible 4 avec :
- la mise en place de panneaux photovoltaïques d’une surface de 200 m2 pour une production électrique annuelle de 20 000 kWh qui sera revendue directement à EDF
- solarisation optimale des locaux en privilégié l’éclairage naturel
- cogénération: le biogaz (majoritairement du méthane) excédentaire produit par la digestion des boues et des graisses est valorisable tout au long de l’année par cogénération pour produire de l’électricité qui sera directement réutilisée sur site.
- la cible 5 avec le traitement spécifique d’une partie dite industrielle produite par la STEP (filtration + désinfection aux UV) pour une réutilisation sur site pour les besoins en eaux du process (préparation polymère, tours de désodorisation), l’arrosage goutte à goutte des plantations, les besoin en défense incendie. Une injection de chlore est également prévue afin de pouvoir produire une eau compatible avec le lavage des sols.
-la cible 6 :
- tous les refus sont automatiquement compactés, égouttés, ensachés puis disposés dans une benne d’évacuation.
- les graisses seront dirigées et traités dans l’atelier de digestion
- un lavage des sables est réalisé, il permet leur valorisation éventuelle (remblais routiers, lits de sables pour canalisations,….)
- une stabilisation permet de réduire le volume des boues (et les odeurs) et d’élargir les voies de valorisation.
Le traitement spécifique des boues par digestion permet de réduire le nombre de camions chargés de l’évacuation des boues du site au travers de la ville vers leur destination finale de 34%.
-les cibles 11, 12 et 13 avec
- le confinement des zones à désodoriser et ventilation au plus près,
- le transfert de l’air de ventilation des locaux «propres» (local ventilateurs, locaux réactifs) vers des locaux odorants (tables d’égouttage, centrifugeuses….).

